Paris - USI 2011 Session
Sense of work, happiness and motivation
Leisure civilization, long lasting unemployment and 35-hour working week have changed our relation to work. It is still necessary; it stopped to absolutely prevail, especially for the youngest persons. It’s a problem for managers.
But it also can be considered as a progress, a return to our roots and a challenge. Work is not a duty. That’s why it has a price. It’s not an end on its own. Man is a human being composed of desire and nobody desires work for itself: we desire work only for the happiness we find in it or that it enables.
On this basis, how can you motivate your employees and your clients? How can you motivate yourself? How can you bind a team together? Reflection on happiness opens here a philosophy of action and management.
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3 comments
Toujours interessant A Comte Sponville mais en ces temps de crises, les entreprises ne cherchent elles pas plutot l’inverse ? cad a demotiver leurs ressources quitte a se priver de talents, pour atteindre leurs objectifs court termistes de reduction des effectifs ?
Entre les discours que distillent les DRH et les politiques mises en place qui degradent le quotidien des salariés, il y a un gap que les entreprises assument effrontément et indécemment
La démonstration de André Comte-Sponville est certes séduisante, mais elle reste toutefois assez incomplète. En effet, il existe chez tout individu des besoins fondamentaux et incrémentaux dans leur criticité: (5) Besoins physiologiques, (4) Besoins de sécurité, (3) Besoins d’appartenance et affectif, (2) Estime, (1) Accomplissement personnel. Ceci est très bien mis en évidence dans la "pyramide des besoins de Maslow". Dans sa démonstration, André Comte-Sponville semble ne s'intéresser qu'à l'accomplissement personnel. Certaines questions mettront justement en évidence les autres besoins qui n'ont pas été cités (par exemple, le besoin d'appartenance à un groupe).
Le travail (en entreprise, entre autre) s'inscrit dans la problématique de satisfaire à certains de ces besoins, en commençant par les besoins de plus haute criticité (physiologiques), jusqu'aux besoins de plus 'faible' criticité (sens, but de mon action et donc sens de ma vie).
Evidemment, l'accomplissement personnel dans son travail est le rêve absolu pour tout un chacun en entreprise, mais c'est aussi la brique ultime de la pyramide. Hélas, aujourd'hui - mais encore plus demain - il semblerait que nous travaillons non plus pour notre accomplissement (brique ultime des besoins dont la criticité est la plus faible), mais pour d'autres dont la criticité est plus forte (ex: se loger, pouvoir constituer un pécule pour ses enfants s'ils veulent pouvoir réussir plus tard). D'ailleurs, l'intérêt pour la rémunération avant celle du contenu de la mission chez de nombreux salariés atteste de ce phénomène.
Par extrapolation, on constate d'ailleurs que, puisque notre modèle de société fait défaut à répondre aux besoins de sens au travail des individus, et bien la société les encourage à avoir des enfants, ce qui a pour effet de les aider à retrouver du sens à leur travail: en effet, les parents pourront ainsi se justifier de leur vie passer au bureau .. pour le bien-être de leurs enfants (sens du sacrifice, du devoir, sens de leur vie).
Cordialement.
Je souhaitais toutefois ajouter que, malgré ma remarque, la présentation de André Comte-Sponville est de grande qualité, et je remercie OCTO de nous offrir ce cycle de conférences qui font beaucoup de bien !!
J'en profite pour glisser ce lien pour ceux qui souhaitent creuser le sujet:
http://www.youtube.com/watch?v=u6XAPnuFjJc
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