Paris - USI 2011 Session
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Les lois universelles de l'informatique
Toute personne qui approche l’informatique connait Moore et Murphy pour les lois éponymes.
S’ils sont les plus marquants, ce ne sont pas les seuls à avoir laissé leur nom à des principes informatiques que nous pouvons encore vérifier tous les jours.
Newton disait « si j’ai vu plus loin que les autres, c'est parce que j'ai été monté sur des épaules de géants ».
Et si nous ré-explorions cette sagesse oubliée… histoire de prendre un peu de hauteur ?
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3 commentaires
La loi n°2 (de la gravitation communicationnelle) : cela a du sens pour des personnes qui, comme l'employé moyen, sont essentiellement indifférentes à leur travail, mais dans l'open source par exemple, il y a beaucoup de collaborations efficaces entre personnes qui ne se sont jamais rencontrées. Comme le dit Dave Thomas : "I'd rather be in the same mental space with someone halfway around the world than collocated with someone else I can't communicate with."
La loi n°3 (de Parkinson) : le dual, c'est que si on a fini avant l'échéance, on peut toujours trouver des trucs à ajouter ou à arranger.
La loi n°5 (de Meskimen) : bien faire ne demande pas que du temps, cela demande aussi du savoir-faire et de la volonté. On peut laisser tout le temps qu'on voudra à un développeur peu rigoureux, il ne fera jamais bien. C'est pourquoi il ne sert à rien de laisser trop de temps à la plupart des développeurs, et pourquoi les bons développeurs ont raison de refaire ce que les autres n'ont pas su bien faire.
Loi n°6 (de Brooks) : pourquoi ne pas avoir donné la raison de cette loi, qui est le besoin de prendre connaissance du contexte, du fonctionnel, du technique, etc. ? Et pourquoi ne pas avoir dit la raison pour laquelle les manageurs se plantent à ce sujet-là, qui est qu'ils assimilent à tort le développement à une activité manuelle stupide où l'ouvrier n'a qu'à être là pour pouvoir être efficace ?
Je suis ravi que cette session suscite le débat !
Merci pour votre contribution
Loi 2. Je ne connais pas assez bien les communautés Open Source pour avoir un avis tranché ; j'ai l'intuition malgré tout qu'elle comportent des spécificités qui vont au delà de "l'indifférence au travail". Parmi lesquelles, un rapport à la technologie hors normes, une démarche délibérée de contribution, des mécanismes draconiens de sélection (bien que communautaires)... et des membres qui travaillent de façon distante mais qui, souvent, ont malgré tout l'occasion de se croiser et de socialiser IRL (in real life)
Loi 3 : ce n'est pas la dynamique que l'on constate généralement... le surplus de temps n'est généralement pas utilisé à la fin du temps imparti pour améliorer les choses, mais au début, où finalement on n'a pas de feedback sur le projet et donc pas grand chose à améliorer.
Loi 5 : +1
Loi 6 : par manque de temps... Et il y a une autre explication de la loi de Brooks : l'effort de synchronisation et de communication croît de façon exponentielle avec le nombre de personnes dans l'équipe. Et si les managers se plantent sur ce sujet-là, ce n'est pas que pour la raison que vous évoquez. Par exemple, je me suis déjà planté et j'ai aussi fait du développement... Je crois que, plus profondément, nos façon de raisonner sont câblées pour être linéaires.
+1 pour toutes vos précisions :) J'y allais un peu fort pour la loi n°2, c'est vrai qu'un sentiment de proximité ne peut qu'aider. Je me souviens d'une session de Craig Larman sur l'organisation d'équipes réparties dans le monde entier, où il insistait sur l'importance d'une "ubiquitous cheap video technology" (des grands écrans sur les murs, pour voir les autres équipes en train de travailler). Je voulais simplement dire que cette loi n'était pas universelle.
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